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Victoria Hawa Van Der Waals - Mécanicienne "touche à tout"
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Dossier Personnel
Age: 22 ans
Emploi: Mécanicienne
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MessageSujet: Victoria Hawa Van Der Waals - Mécanicienne "touche à tout" Mer 2 Sep - 12:19
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Nom: Van Der Waals
Prénom(s): Victoria Hawa
Surnom: Vhawa
Nationalité: Javano-néerlandaise
Date de naissance: 26 novembre 1859
Sexe:  M[]  -  F[X]
Métier: Mécanicienne

Situation sociale: Menyihir  
Description Physique
Jeune femme de taille moyenne à la corpulence plutôt svelte. Son lignage est quelque peu confus et comprend sûrement une personne de chaque peuple ayant un jour foulé la terre de Java. Néanmoins, la demoiselle a assez fortement hérité des traits européens de son père. De sa mère biologique ne subsiste finalement qu’une couleur de peau dorée, que la décence des beaux quartiers trouvait d’une incroyable laideur, ainsi que des cheveux bruns sombres qui ont depuis longtemps perdu leurs intensités, décolorés jusqu’à en être presque blancs.

Le vert de ses yeux aurait sauté une génération, du moins c’est que la jeune fille a toujours entendu.
De par son métier et surtout par choix personnel, elle porte de manière courante des habits dits d’homme. Pantalons, short, chemises, marcel et vestons sont ses vêtements quotidiens. Cependant, elle n’oublie pas de porter le traditionnel corset atours exclusivement féminin.
Certains jours, on peut voir sur quelques parcelles de peau des traces des peinture blanche, allant parfois jusqu’à distinguer des signes. Ce ne sont que des restes des rituels qu’elle pratique certaines nuits pour arrondir les fins de mois.
Profil Psycologique
Elle aime à être remarquée, regarder, parfois envier. Si on devait coller une étiquette à la jeune femme, elle serait surement une provocatrice, une agitatrice. Les règles, très peu pour elle. C’est un comportement qu’elle a depuis son plus jeune âge, il fut fortement réprimé lors de son séjour dans les quartiers du centre, depuis qu’elle en est sortie, elle le cultive avec assiduité, malgré les ennuis que cela lui apporte. Elle aime à dédramatiser en disant que ça l’aide à garder la forme.
Au fond, ne se laisse-t-elle pas définir ainsi pour se donner une place dans la société ?

Pas forcément mauvaise au fond, elle n’en est pas moins une bonne pâte. Rude avec elle et avec les autres, elle n’admet que rarement la faiblesse. Être une petite nature ? Très peu pour elle !
Tant qu’elle est réciproque, la loyauté de la jeune femme est quasiment sans failles. Celui qui cependant, aura la fort mauvaise idée de briser ce lien de confiance se verra exposer à une rancune tenace et souvent assez imaginative.
Enquête sur le passé
Victoria et sa sœur Elizabeth sont nées dans ses circonstances particulières, mais pas vraiment uniques. Être le fruit de l’union d’une femme de chambre et du fils de ses maîtres n’était pas vraiment chose exceptionnelle. La chose qui pouvait sembler moins commune était l’existence de leur frère, un petit garçon de deux ans leur aîné, de même père.
Il est bien évident que Maara, la mère de ces petits bâtards, fut renvoyée de sa place de dame de chambre.

Les premières années de vies de Victoria ne furent pas très fastes, mais elle était choyée par la famille de sa mère. Elle aimait particulièrement son grand-père. Un mécanicien aux origines métissées qui arborait des symboles étranges faits en peinture sur sa peau. La petite fille jouait avec les petites pièces qu’il gardait dans ses poches.

La vie aurait pu être ainsi, pour toujours. Cependant, lorsque la petite fille eut quatre ans, un homme se présenta dans la maison du quartier de Batavia Selatan. Il était grand, bien coiffé, et ses vêtements avaient un petit éclat qu’elle n’avait jamais vu. Il ne resta pas bien longtemps, seulement le temps d’échanger quelques mots avec sa mère et de faire hausser le ton à son papi.

Ce n’est qu’un an plus tard qu’elle apprit qui il était. Il revint avec deux autres hommes. Ils étaient grands et très musclés, ils retinrent Mara et son père tandis que l’étrange monsieur aux vêtements si beaux emmenait les enfants. Elizabeth pleura toutes les larmes de son corps, cria, essaya de se rattacher à tout ce qu’elle pouvait, Johan lui essaya de se rebeller, mais on lui cloua bien vite le bec. Victoria, quant à elle, resta calme, même si elle essaya de s’enfuir au moment de monter dans le fiacre. Une main la rattrapa, ce n’était pas une épaisse paluche d’homme, mais une main délicate et douce de femme. Une fois qu’elle fut hissée à l’intérieur elle découvrit une dame, une belle blonde, très jeune, mince, voire maigre, avec un air mélancolique.
Une fois que le fiacre se mit en mouvement, l’homme aux beaux habits prit la parole.

« Les enfants, je sais que vous vous demandez qui nous sommes et ce que vous faites ici. Eh bien… Je suis votre père et Octavie ici présente, sera votre nouvelle mère. Vous la traiterez avec respect et courtoisie.
Vous êtes désormais des Van Der Waals il vous faudra tenir votre rang. »

Puis il se tue.
Octavie ne prononça pas un mot pendant tout le trajet, se contentant de regarder les enfants, caressant les cheveux des deux petites filles. Ce n’est que lorsqu’ils arrivèrent devant la demeure du centre qu’elle ouvrit la bouche, s’adressant au domestique qui lui ouvrit la porte.

« Demandez à Louise d’enlever ce noir de leurs cheveux, c’est criard et malvenu. »

Le domestique fit une courbette à sa maîtresse avant d’emmener les enfants dans ce qui devait être les logements des domestiques. Les enfants se retrouvèrent face à une femme d’une petite trentaine, quelques petits kilos en trop un air un débordée. Elle essayait de coordonner six autres domestiques.

« Voilà les petits de monsieur. Madame voudrait qu’on enlève le noir de leurs cheveux. Surement qu’elle aura l’impression de marquer son territoire. »

La femme soupira longuement.

« Parce qu’elle croit que ne je n'ai que ça à faire. Si seulement elle avait un peu plus de chaires après l’os elle aurait sûrement pu en garder au moins un. »

Puis elle se mit à hauteur des enfants et se présenta. Sa voie était douce et rassurante. Victoria se laissa amadouer, elle fut la première à prendre la main que la domestique leur tendit. Elle se laissa appliquer sur la chevelure une eau à l’odeur étrange. Quelques heures plus tard, quand on lui relâcha les cheveux, elle les découvrit d’une blondeur pâle. On coupa les pointes qui avaient été abîmées puis on les coiffa avant d’habiller la petite fille avec des vêtements faits d’étoffes précieuses.

À partir de cet instant les enfants reçurent une éducation très stricte. Victoria et sa sœur se voyaient apprendre la musique, la danse, la bonne manière en priorité. Tandis que Johan lui avait des activités plus physiques et stimulantes du point de vue de Victoria. La petite fille essaya plusieurs fois de se soustraire à ces précepteurs pour aller suivre les leçons de son frère, sans grand succès. Tout ce que cela lui rapportait était des punitions qu’elle trouvait bien mal méritées.

Les années passèrent et une sorte de routine s’installa dans la demeure de Batavia centre. C’était une vie de faste, mais s’était loin d’être la grande vie. Tout ce que cela lui rapportait était des punitions qu’elle trouvait bien mal méritées. Octavie s’était aigri à élever cette progéniture qui n’était pas la sienne, fruit d’une passion inavouable. Elle se sentait rabaissée dans son rang avant de se sentir rabaissée dans son rôle de femme.

La vie de Victoria bascula à nouveau lorsqu’elle eut douze ans.
C’était la saison des pluies et l’eau tombaient en profusion du ciel. La nuit venait de tomber, les rues inondées étaient désertes. Les quelques malchanceux de la KNIL qui patrouillaient ce soir-là pressaient le pas pour retourner au plus vite dans un endroit sec.
Dans la demeure des Van Der Waals, tout était calme, plongé dans l’obscurité. La maisonnée endormit n’entendit pas qu’on cassa une vitre de la porte de derrière. Le tintement du verre se brisant sûrement masqué par le brouhaha des gouttes tombant sur toute surface dure.
La maisonnée endormit n’entendit pas qu’on cassa une vitre de la porte de derrière. Ils savaient exactement où ils allaient, se dirigeant en priorité vers la chambre d’Elizabeth et Victoria qui dormaient à poings fermés.
Le vieil homme se pencha sur le lit de Victoria, il posa doucement sa main sur l’épaule de l’adolescente et la secoua doucement. Cette dernière eut un mouvement de recul instinctif face à cette forme imposante. Puis quand ses yeux s’habituèrent à la pénombre ambiante, elle distingua des signes sur la peau de cette personne qui venait de la tirer de son sommeil, des signes lui paraissant étrangement familiers et rassurants. Malheureusement pour eux Elizabeth, elle, manifesta sa surprise de manière plus bruyante. Elle fut vite rendormie avec un peu de chloroforme, mais il était trop tard, la maisonnée était déjà sur le qui-vive.
Sans perdre une seconde le vieil homme attrapa le bras de Victoria pour l’entraîner avec lui, tandis que son acolyte portait Elizabeth. La jeune fille éveillée n’essaya pas de se débattre, ni de rester. Elle n’aimait pas particulièrement cet endroit, certes, elle y avait le confort matériel, mais cela rien de plus. L’amour de son père était austère et froid, et celui de sa mère adoptive aurait pu geler la flamme d’une lampe à gaz.

Le petit groupe sorti de la maison et disparu dans les ruelles, la pénombre et la pluie, non sans mal. Victoria était trempée, frigorifiée, mais elle sentait un parfum de liberté qui semblait lui avoir manqué. On les emmena, elle et sa sœur, dans le Quartier de Batavia Sud ou leur mère biologique les attendait. Maara fut déçue de ne pas voir son fils, surtout sachant que ce genre de mission de sauvetage un peu folle ne pourrait plus être tenté. Elle ne semblait pas inquiétée que le père des filles puisse revenir les chercher. En vrai, elle avait tout fait pour que cela ne puisse se produire. Elle avait déménagé, s’étant enfoncée plus loin dans Batavati Selatan, plus proche du Marché du Monde et du videur de tombe. Ces endroits soit disant malfamé effrayait les belandas, même la KNIL s’y aventurait qu’exceptionnellement.

Victoria s’adapta très vite à cette vie simple et entourée. Elle s’intéressa à la mécanique et aux arts occultes que son grand-père pratiquait avec une certaine dextérité. La jeune fille s’avéra plus douée pour manier une âme que pour manier les outils, mais il fallait toujours apprendre un gagne-pain au cas où l’occulte deviendrait trop dangereux.
Elizabeth, quant à elle, eu plus de mal à se mettre dans le bain. Si le cocon trop parfait de la résidence Van Der Waals n’était pas non plus pour lui plaire, le manque de confort de cette vie n’était pas à son goût.

Quand elle eut l’âge de travailler Victoria se fit embaucher dans le port. Elle était mécanicienne d’assistance. Que ce soit pour les grues, les exosquelettes et parfois pour les bateaux eux-mêmes.
C’est dans ce cadre qu’elle recroisa son père aux alentours de ses dix-huit ans. Elle réparait le système de porte coulissante qui était bloqué dans un entrepôt. Ce dernier s’avéra être possédé par la famille Van der Waals et le propriétaire était venu vérifier en personne que les travaux étaient effectués.
Il la reconnut, de manière quasiment certaine. Mais il ne pipa mots.

Voulait-il lui laisser sa liberté. Était-il mieux sans elle ?
Ces questions se mirent alors à hanter l’esprit de la jeune femme. Elle n’était déjà pas tendre avec les belanda, leur façon de vivre, leur étiquette étouffante, mais après cette rencontre, elle se mit à exécrer un peu plus George et Octavie.

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